immo-actus
Publié le - 135 visites -

Bilan de l'impact de la Covid-19 sur les SCPI en 2020

Investir dans les sociétés civiles de placement immobilier, c’est profiter d’une excellente résilience face aux bouleversements économiques et aux crises de grande ampleur. Les SCPI ont d’ailleurs parfaitement résisté aux chocs face à la vive tension économique engendrée par la gestion de la pandémie Covid-19.

Un rendement proche des 4%

En temps prospère, le rendement de ces actifs pierre-papier est de 4.5% en moyenne. Notons que celui des autres produits de placement ont chuté de manière brutale, atteignant même des valeurs négatives comme ce fut le cas pour les produits boursiers au moment du krach de février-mars 2020. Les SCPI quant à elles ont continué à maintenir des taux de distribution parfaitement satisfaisants. Ainsi, pour l’année 2020, ce rendement est de 3.92%.

Celui-ci varie cependant fortement d’une SCPI à l’autre, en fonction de la stratégie de gestion mise en place par l’opérateur exploitant. De même, la nature de l’activité des locataires influence ce rendement. Exemple : les SCPI de bureaux, de santé et d’éducation ont traversé plus ou moins sereinement la crise, à la différence des SCPI spécialisées dans le tourisme et dans le secteur du commerce non essentiel.

La reprise des collectes au second semestre

La collecte des SCPI a été subitement freinée par la survenue de la crise sanitaire, ayant provoqué le krach historique cité plus haut. Les investisseurs ont préféré observer l’évolution de la situation économique en général, en s’abstenant de toute prise de décision.

Ce n’est que vers le début du second semestre que la collecte a progressivement repris, les épargnants s’étant assuré des excellentes performances des SCPI face à cette période de fortes turbulences. Elles ont continué à servir des dividendes, leur taux de distribution n’a que faiblement chuté, comme indiqué précédemment, maintien des baux qui courent sur une longue durée (6 ans à 9 ans et plus).

Argent, De L'Argent, Covid-19, PandémieQuid de la valorisation patrimoniale des immeubles ?

Le patrimoine immobilier va connaître une évaluation prochaine, ce qui va possiblement conditionner le marché : révision des prix à la hausse pour certains types d’immobilier dont la demande locative demeure élevée, ou inversement à la baisse, pour les immeubles les plus impactés par la crise.

La valeur par rapport à l’emplacement peut connaître des changements plus ou moins notoires, en raison d’une forte probabilité de mutation démographique. Les centres-villes vont se désengorger progressivement avec l’implémentation du télétravail. Les ménages privilégieront par exemple l’occupation des logements secondaires pour la qualité de vie en zone détendue, les immeubles de bureaux ne seront plus que partiellement occupés. Toujours est-il qu’une baisse du taux d’occupation n’est pas à craindre puisque le présentiel est toujours maintenu, toujours en ce qui concerne l’immobilier de bureaux.

Le développement ou le renouvellement du patrimoine

La crise a permis à de nombreuses SCPI de saisir de nouvelles opportunités sur le marché immobilier. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs tiré profit du contre-cycle afin de développer, voire de renouveler leur parc face aux nouveaux enjeux générés par les mutations dont nous venons de faire mention. Cela en anticipant la revalorisation prochaine du patrimoine après expertise.

Le report à nouveau a-t-il été nécessaire en temps de crise ?

Une grande majorité des SCPI ont continué à fonctionner grâce à la forte diversification de leur patrimoine. Ainsi, peu d’entre elles ont eu recours au report à nouveau (qui, pour rappel, se compose d’une partie de dividendes non distribuée auprès des investisseurs). C’est cette ultra-diversification qui permet d’ailleurs aux SCPI de répartir les risques ; il s’agit en réalité d’une mesure mise en place dès leur création même. La totalité des locataires se sont acquittés de leurs loyers, bien que des mesures d’accompagnement à la crise aient été mises en œuvre par les sociétés de gestion.

Laissez votre commentaire à propos de cet article